Volem un reconeixement oficial de la llengua de cada territori

Manifest d’Eblul

APPEL 2012
POUR LE RESPECT DE LA DIVERSITÉ DES LANGUES ET DES CULTURES DE FRANCE
NOS LANGUES, NOS CULTURES, UN DROIT

La démocratie c’est avoir des droits.

La France métropolitaine et d’Outre-mer est composée d’une diversité de langues et de cultures qui appartiennent au patrimoine de l’humanité.

Aujourd’hui, nous sommes citoyens français, mais aussi citoyens européens et du monde.

Aussi, Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Flamands, Occitans, locuteurs de langues d’oïl et d’Outre-mer, nous fondant sur la Déclaration universelle des droits de l’homme , et avec l’appui des organisations internationales qui ont en charge de faire respecter ces droits partout dans le monde,  nous affirmons que :

la défense de la diversité culturelle est un impératif éthique, inséparable de la dignité de la personne humaine3
les droits culturels sont partie intégrante des droits de l’homme qui sont universels, indissociables et interdépendants3
les langues constituent l’un des outils principaux de l’humanité pour interagir et pour exprimer des idées, des émotions, des connaissances, des souvenirs et des valeurs4,
le droit de parler et transmettre sa langue est un des fondements de la démocratie et des droits des personnes y compris de celles qui appartiennent à des minorités et des peuples autochtones3 .

Depuis 2008, la Constitution française déclare que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. Mais cette déclaration ne crée aucun droit pour les citoyens que nous sommes ni aucune obligation pour l’État1 qui nous gouverne.

Constatant que la société française reste fondée sur le dogme de « l’unicité du peuple français » et du français langue unique5 ; que ce concept porte atteinte à la démocratie et aux droits de l’homme, et conduit inéluctablement à la disparition de nos langues, au recul du multilinguisme, à la négation de nos histoires, à l’imposition d’une histoire nationale mythique et à la «folklorisation » de nos cultures,

Constatant que la France est le dernier État de l’Union européenne6 à refuser le droit et les moyens à l’expression de la diversité des langues et cultures de son territoire, et que son idéologie et sa politique sont régulièrement condamnées par les instances européennes et des Nations Unies7 malgré les tolérances qu’elle concède ici ou là comme des aumônes,

Nous appelons solennellement les autorités françaises actuelles et les candidats à la Présidence de la République à reconnaître la diversité des langues et des cultures qui composent le territoire et à s’engager, y compris par un changement de Constitution :
à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires,
à adopter une législation pour le respect des droits des citoyens à leurs langues et cultures,
à respecter les valeurs fondamentales communes aux pays de l’Union européenne « de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris les droits des personnes appartenant à des minorités8»

Nous soutenons les manifestations qui se dérouleront le 31 mars 2012 dans différents territoires, notamment à Toulouse, Bayonne, Strasbourg, Ajaccio, Quimper, Perpnyà, à l’appel des différents mouvements citoyens pour le respect de la diversité des langues et des cultures.

Je soussigné :
Nom : Adresse :
Mail : Téléphone :

Soutiens l’appel pour le respect de la diversité des langues et des cultures et les manifestations du 31 mars 2012
Suis prêt à participer à des actions de communication pour soutenir l’appel.
Suis prêt à participer à la manifestation de  Tolosa / Baiona/Estrasburg / Ajaccio / Quimper / Perpinyà Adresser à : eblul.france@gmail.com – site :http://www.languesregionales.org/

1- Décision du Conseil constitutionnel du 20 mai 2011. 2- Notamment l’article 27 de la Déclaration. 3 – Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle. 4- Programme de l’UNESCO pour la sauvegarde des langues en danger. 5- Décision du Conseil constitutionnel du 15 juin 1999. 6 – Avec la Grèce. Aujourd’hui, une demande d’adhésion de la France à l’Union européenne pourrait se voir bloquée pour les mêmes raisons de non respect des droits de l’homme que la la Turquie.7- Notamment le Comté du Pacte des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies en 2001 et 2008, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le Commissaire européen aux droits de l’homme. 8 – Article 2 du traité de l’Union européenne sur les valeurs fondamentales.

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